Toutes les carpes Koï sont issues de l'espèce Cyprinus Carpio. Bien qu'élevées au Japon depuis des siècles pour des raisons alimentaires,
les variétés de Koï aux couleurs vives que l'on connaît aujourd'hui n'ont commencé à se développer dans la région de Niigata que vers 1800.
Les premières mutations chromatiques eurent lieu entre 1800 et 1840. Ceci fut le fait de fermiers qui, leur trouvant un intérêt en tant
qu'espèce ornementale, les croisèrent entre elles pour les sélectionner. On les nomma Nishikigoï (nishiki était le nom d'un luxueux tissu
multicolore importé d'Inde, et goï ou Koï signifiant carpe en japonais).
De nos jours les Koï actuelles, issues de divers croisements entre des variétés proches, donnent lieu à une classification assez complexe,
d'autant plus que les Japonais se plaisent à créer régulièrement de nouvelles variétés. Voici donc, sans vouloir trop entrer dans les détails,
une nomenclature non exhaustive des différentes catégories. Ceci pourra permettre aux néophytes de s'y retrouver.
A noter que les carpes ayant des écailles irisées ne sont pas des Koï métalliques mais sont appelées Kin Gin Rin.
Quant aux Koï ne présentant des écailles que sur les lignes dorsales ou latérales à l'instar de nos carpes cuir occidentales, elles sont
dénommées Doïtsu (déformation japonaise de « Deutsche » pour « allemande »).