LES CARPES KOI
Toutes les carpes Koï sont issues de l’espèce Cyprinus Carpio. Bien qu’élevées au Japon depuis des siècles pour des raisons alimentaires, les variétés de Koï aux couleurs vives que l’on connaît aujourd’hui n’ont commencé à se développer dans la région de Niigata que vers 1800. Les premières mutations chromatiques eurent lieu entre 1800 et 1840. Ceci fut le fait de fermiers qui, leur trouvant un intérêt en tant qu’espèce ornementale, les croisèrent entre elles pour les sélectionner. On les nomma Nishikigoï (nishiki était le nom d’un luxueux tissu multicolore importé d’Inde, et goï ou Koï signifiant carpe en japonais).
De nos jours les Koï actuelles, issues de divers croisements entre des variétés proches, donnent lieu à une classification assez complexe, d’autant plus que les Japonais se plaisent à créer régulièrement de nouvelles variétés. Voici donc, sans vouloir trop entrer dans les détails, une nomenclature non exhaustive des différentes catégories. Ceci pourra permettre aux néophytes de s’y retrouver.
KOHAKU : carpe blanche à motif rouge.
SANKE : carpe blanche à motif rouge et noir.
SHOWA : carpe noire à motif rouge et blanc.
(Les trois variétés ci-dessus sont regroupées sous le terme de « Go-Sanke »)
BEKKO : carpe blanche ou rouge ou jaune, à motif moucheté noir.
UTSURI : carpe noire à motif blanc ou rouge ou jaune.
ASAGI : carpe bleu ciel à bleu-gris, avec les flancs, le ventre et les nageoires rouges.
SHUSUI : Asagi ne possédant des écailles que sur les lignes latérales et dorsales. Ces écailles sont d’un bleu foncé.
KOROMO : carpe blanche à motif rouge mais dont le pourtour des écailles est cerné de bleu, donnant au motif un aspect « grappe de raisin ».
GOSHIKI : carpe aux cinq couleurs, blanc, rouge, noir, bleu clair et bleu foncé.
TANCHO : Kohaku, Sanke et Showa présentant un rond rouge sur la tête, symbole du drapeau nippon. Mais elles ne doivent présenter aucun motif rouge sur le reste du corps.
KAWARIMONO : cette classe regroupe toutes les variétés non métalliques ne possédant pas les critères précédents. On y retrouve les Bénigoï, Chagoï, Oshiba Shigure, Kumonryu, Hajiro, Matsukawa-bake, etc…
HIKARI MUJI : cette classe comprend toutes les variétés métalliques monochromes comme les Yamabuki Ogon, Platinum Ogon, Kin Matsuba, etc…
HIKARI UTSURIMONO : cette classe comprend uniquement les Showa et Utsurimono métalliques.
HIKARI MOYO : cette classe regroupe toutes les carpes métalliques n’entrant pas dans les deux classes Hikari précédentes. Par exemple, les Kujaku , Hariwake, Kikusui, Yamato Nishiki, etc…
A noter que les carpes ayant des écailles irisées ne sont pas des Koï métalliques mais sont appelées Kin Gin Rin.
Quant aux Koï ne présentant des écailles que sur les lignes dorsales ou latérales à l’instar de
nos carpes cuir occidentales, elles sont dénommées Doïtsu (déformation japonaise de « Deutsche » pour « allemande »).